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Le système en défaillance, tu vas crever mon ange. La lanterne au bout du tunnel, elle grésille tu sais, tu ne tiendras plus longtemps tu sais, faisons l'amour une dernière fois. Prend moi par les hanches, attrape moi par la cuisse et arrache au bout de ton ongle mes sentinelles de peau abîmée. Tu m'as cru naïve. Je t'en conjure, continue. Position latérale, ma libido s'étale. J'empoigne tes cheveux par poignée mon joli petit ange, j'arracherai bien ton crâne entre mes phalanges mon joli petit ange. Une corde de satin entre mes doigts frêle, approche toi plus près. Encore plus près mon amour, as tu peur du tunnel mon amour? Empoigne moi les cuisses plus fort, rend moi vulnérable, je n'ai plus rien à perdre, le temps m'a brûlé à d'innombrables degrés. Mon c½ur souffle, mes poumons se crispent, laisse moi imploser. Une éternité mon ange, je te bousculerai à terre et empiéterai sur les méandres de tes reins dilapidés. Sentiment final, crispation des sens, je suis à terre, tu es mon maître. N'y compte pas je m'assiégerai dans quelques instants, mais avant laisse moi gémir mon éternel amour. Tes cheveux entre mes mains, mon bassin ne se meut plus, je m'allonge et me relève. Je te laisse à ton épuisement, maintenant je reprends les rennes.

Crève sur ton trône, crevons enlacés. Faisons l'amour une dernière fois et crevons de trop aimer.
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# Posté le jeudi 15 octobre 2009 13:23

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beauté du temps. c'est bien peu dire.

par la fenêtre, la beauté du blanc. des cotons par milliers balayés par le vent et ses aléas, se déposent allègrement sur le macadam givré. marcher nu pieds, ressentir chaque morceaux de cotons se déchirer, craquer leurs branches frêles.

en face, un arbre nu, dépecé. ses bras s'étirant en plusieurs doigts crochus tentent désespérément d'atteindre la source du nuage de coton qui envahit son corps mis à jour.

sous cet arbre j'en avais fait mon naufrage. en robe d'été je t'y ai attendu, en robe d'été allongée sur un tapis de poudreuse, je t'attends encore, mais ce que tu y trouveras n'en vaudra pas la peine. les fleurs recouvrant ma robe se fanent peu à peu, l'attente est bien trop longue et les questions me retombent dessus aussi durement que la poudreuse qui s'est aujourd'hui transformée en grêle affable.

mon c½ur se meurt, mon c½ur est semblable aux grêlons qui martèlent mon corps en y laissant d'innombrables plaies béantes. ces plaies qui retracent la course que je mène contre le temps. moi qui croyais pouvoir braver les heures et les températures, peu m'importait, tant que l'image de nos deux corps qui s'épousent et se réunissent était encore plausible. bouscule moi et mon c½ur éclatera en morceaux de cristaux froid et insensible.

bouscule moi encore et sous tes yeux tu verras mon corps exploser de milles éclats. ne t'en fais pas, tu ne verras pas l'horreur du sang qui coule sous tes pieds, celui ci ne se meut plus depuis une éternité. si tu as le courage, ramasse mes restes à la pelle, rassemble les de manière à rentrer dans le moule, tu pourras toujours essayer, mais je ne serai jamais plus comme eux. alors bouscule moi. je t'en prie, bouscule moi.

la beauté du temps a ses effets,
celle ci est bien trop subjective,
la beauté du temps ne garantie pas la survit,
mérite-elle que l'on souffre une éternité sous cet enfer pour l'admirer?

oui, elle le mérite.

alors je t'en prie, raccommode-moi.
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# Posté le jeudi 15 octobre 2009 13:22

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Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve .

les illusions parfaites, polies et façonnées, je les ai balancé depuis pas mal d'années. on me dit négative, on me dit être bien trop sombre de l'intérieur. je ne suis pas sombre, je suis cramée. l'insouciance de ma douce jeunesse, je n'en ai pas encore vu le jour. ce temps de déchéance à l'alcool et aux drogues est peut être le meilleur que je n'ai jamais vécu. ces jeunes adolescents me sortant des fadaises sur le bonheur de vivre, sûrs d'avoir plus de haut que de bas à vivre, et qui croient tellement dans le fait qu'après leur mort, ils auront le temps de méditer, ces gens là, il me crame un peu plus de l'intérieur. comment leur expliquer? comment leur dire toutes ces choses désillusionnées? comme si nous étions autre chose qu'un cerveau qui dirige un morceau de chair, un c½ur qui se crève à la tâche et quelques pensées idéalistes. pourquoi aurait-on le privilège de penser quand le cerveau que l'on pourrait comparer à une machine ne se meut plus? je me suis brulée tant de fois, comme toute gamine j'ai voulu y croire à ce monde où l'on nous a jeté sans aucunes notices au préalable. j'ai bien essayé je le jure, mais la vie a voulu que je sois de celle qui n'a aucun moyen de se fourvoyer dans de belles images préconçues.
pardonnez moi de n'être une jeune fille qui rend la vie plus douce, je vis la chute depuis l'enfance et je n'en aperçois pas encore le bout.

elle rend chaque sourires, mais les siens restent caducs.
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# Posté le jeudi 15 octobre 2009 13:21

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planer au dessus de toutes idéologies. la vue d'ensemble, regarder toutes actions de hauts, prendre de la hauteur sur nos mouvements, les choses deviennent alors plus réaliste, le miasme en découle en une putride infection dût aux multiples cicatrices qui nous recouvrent. sauver les apparences, parce qu'il faut s'ancrer dans la mémoire que nulla estinguerà l'effimero. c'est une route sinueuse et notre point de vu y est étroit, on ne distingue au loin qu'un horizon trouble qui donne toutes sortes de frissons. on s'idéalise, on devient optimiste dans le pire des cas, parce que l'optimiste n'est pas la vie. il faut savoir balancer son c½ur dans un tumulte ni trop abrupt ni trop enjolivé, c'est un subtil mélange dont on cherche la dose à chaque minutes. certains n'en trouvent jamais la recette et se creuse une tombe à la pelle, s'y plonge et se recouvre de terre qui leur brûle la peau tel un acide chimique. tout n'est que fiction, chaque évènements n'est retranscrit que par notre vision de la chose, seulement chaque personnes distinguent sa vie différemment. c'est une route sinueuse, et le seul moyen de voir les choses claires et de prendre du recul, se placer à quelques mètres en hauteur et s'apercevoir que la route n'est qu'un cercle. un cercle vicieux. personne ne prétend pouvoir y sortir, mais en prendre conscience permet de ne pas trop en attendre, car une vie, une âme et ses questions cloitrées finiront toutes aux mêmes endroits: enfermer dans une cage en bois mangées par des vers grouillant, ou brûlées et enfermées dans une urne en porcelaine dorée.
cette route n'est pas pavées de soie et de cachemire, mais les écorchures que l'ont si fait nous en apprend beaucoup sur la forme de notre cercle:

contrefaçon du bonheur,
à nous de se créer un original.
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# Posté le jeudi 15 octobre 2009 13:21

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délectables paroles, dégoût irrationnel de ton monopole.
inanité des sentiments, juste laissée porter au vent.
tes lèvres engendrent fausseté, mon c½ur reste inanimé.
et pourtant je me mentirai, de dire que je ne t'ai jamais aimé.
laissant mon corps froid, sur le béton les bras en croix,
tu m'avais pourtant promis, et aujourd'hui tu nies.
tes mots me tranchent, mes sens sont devenus étanches.
malgré tout il faut l'avouer, je n'ai jamais autant aimé.
amour, aujourd'hui tu m'as tué.
et je n'ai jamais autant aimé.
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# Posté le jeudi 15 octobre 2009 13:20